Zadig de Voltaire

Publié le par natanne

En triant les livres qui étaient dans mon armoire (j'en ai donné beaucoup pour une braderie de l'école de DS10 pour financer un voyage en Angleterre et je vais prêter les autres), j'ai retrouvé Zadig de Voltaire que je n'ai jamais lu. Donc voilà mon bouquin du mois

 

 

 

Résumé

Dans les quatre premiers chapitres, Zadig, jeune sage oriental de Babylone, dont le nom désigne « celui qui dit la vérité », est d’abord victime de l’inconstance féminine. Sa fiancée Sémire l’abandonne pour épouser Orcan. Il épouse Azora qui lui manifeste son infidélité en n’hésitant pas à lui couper le nez au bénéfice de Cador, son nouveau mari qu’elle prétend guérir ainsi. Zadig est donné pour mort, mais il se réveille au moment opportun… Il répudie Azora et se consacre alors à l’étude des sciences. Mais on l’accuse à tort d’avoir volé le cheval du roi et la chienne de la reine, parce qu’il avait fourni des informations à partir des traces de ces animaux. Ses succès intellectuels suscitent des jalousies, comme celle du courtisan Arimaze, qui obtient son incarcération à la suite d’une manipulation. Arimaze fait croire que Zadig a écrit un texte contre le roi. Mais le perroquet royal sauve Zadig, révélant le caractère très aléatoire de la destinée. Dans ces premiers chapitres, Zadig aborde le monde avec droiture et morale, mais subit déjà de cruelles désillusions : l’amour est inconstant, la justice est aveugle et arbitraire, la science ne peut s’imposer, tandis que l’envie règne dans la société et s’oppose au mérite personnel.

Dans les chapitres V à VIII, Zadig exerce sa générosité. Il fait preuve de ses talents, de sa justice et de sa sagesse. Il devient Premier ministre du roi Moabdar et met d’accord deux sectes en désaccord sur la manière de rentrer, du pied droit ou du pied gauche, dans le temple de Mithra. L’épouse d’Arimaze est jalouse de ne pas avoir droit à ses faveurs, et la reine Astarté devient amoureuse de lui. Zadig doit s’enfuir puisque Moabdar prépare sa perte pour se venger. Sa conquête du bonheur est donc compromise. Malgré sa sagesse et sa raison, il est en définitive victime de la jalousie et doit s’exiler.

Dans les chapitres IX à XIII, Zadig est d’abord vendu comme esclave au marchand Sétoc, alors qu’il est intervenu justement en faveur d’une femme battue par son mari, cette femme ayant pris ensuite parti contre lui. Zadig devient l’ami de Sétoc et lui fait comprendre l’absurdité de certaines coutumes et superstitions, comme le fait de diviniser les astres. Au chapitre XII, Voltaire, dont Zadig est le porte-parole, fait l’apologie du déisme contre les représentants de diverses religions qui s’épuisent en « vaines querelles ». Les disputes théologiques sont caricaturées par Voltaire. Zadig reprend le chemin de Babylone. Dans ces chapitres, Zadig vendu comme esclave s’interroge sur l’idée de Providence, s’initie à un monde encore plus difficile qu’avant puisqu’il a quitté Babylone, et parvient enfin à un point de vue déiste au chapitre XII, intitulé « Le souper ».

Dans les derniers chapitres XIV à XIX, Zadig apprend que Moabdar a été tué. Il retrouve Astarté, devenue esclave, et la fait libérer. Revenu à Babylone, il remporte un tournoi qui doit désigner le nouveau roi, mais Itobad parvient à s’emparer de son armure et à se faire déclarer vainqueur : Zadig est évincé. Il rencontre un ermite, personnage qui accomplit divers forfaits au nom d’un prétendu bien à venir. L’ermite se métamorphose et devient alors l’ange Jesrad qui explique à Zadig l’existence d’un ordre du monde. Zadig proteste en évoquant l’existence du mal sur la terre et l’ange lui répond : « tout ce que tu vois sur le petit atome où tu es né devait être dans sa place et dans son temps fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. […] il n’y a point de hasard : tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance. […] Faible mortel ! cesse de disputer contre ce qu’il faut adorer. »

Zadig, à genoux, adore alors la Providence et se soumet. Revenu à Babylone, il remporte un concours d’énigmes, démasque Itobad et l’affronte dans un nouveau combat qu’il gagne. Il épouse Astarté et devient roi. Le bonheur est alors possible. Dans cette fin de parcours, Zadig connaît des moments difficiles, mais redevient peu à peu maître de son destin. Nous sommes toujours dans la fantaisie orientale, bien que Voltaire approfondisse la dimension philosophique du conte, posant la question du mal et de la destinée. Zadig comprend alors plus lucidement encore sa propre vie, avant le dénouement heureux qui permet à Voltaire d’exprimer son

idéal.

 

Portrait de Voltaire

Publicité

Publié dans nath lit

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article